"Avez-vous déjà fait ce rêve étrange ?" Lecture complète via left-clic...

Avez-vous déjà fait ce rêve étrange ? Celui dans lequel vous êtes poursuivis par des méchants mais vous ne parvenez pas à vous enfuir, englués, les pieds inexplicablement plombés ? Eh bien c’est exactement ce que j’ai ressenti ce samedi face à Sainte-Savine… cette étrange impression d’avoir à nous battre à la fois contre nos adversaires et contre nous-mêmes.

Dès le début de la rencontre nous prenons l’avantage sans toutefois parvenir à creuser l’écart. Sainte-Savine joue lentement, misant tout sur sa grande. Nous jouons…lentement… et seules nos intérieures Jiri et Margaux concluent. Le jeu manque abominablement de collectif et de mouvement. Nous le savons, le ressentons sur le terrain, le voyons du banc, en sommes informées par les cris de Michal, le visage déconfit de Christophe, les gestes de désespoir de notre président, les faciès apathiques du public. Et pourtant nous continuons à perdre les ballons, à jouer à contre-rythme, quelque chose comme une asthénie dans les rouages d’un jeu normalement enlevé.

J’avais pourtant vérifié : « la pratique sportive impose au système nerveux de contrôler la commande des muscles qui exécutent le mouvement et de ceux qui fournissent les points d’appui nécessaires » (Christian Collet et Jacques Paillard, Mouvements & cerveau: neurophysiologie des activités physiques et sportives, 2002). Théoriquement tout ça devrait donc toujours fonctionner et ce indépendamment de notre conscient. Pour notre part, nous n’avons plus qu’à nous occuper de l’aspect jeu, adaptation permanente à nos adversaires, respect des consignes… les automatismes corporels étant inconsciemment gouvernés.

Oui mais voilà, non, je proteste, ça ne fonctionne pas toujours : l’abeille est des fois engluée dans la fleur à vouloir trop se charger de pollen ! (pause méditation)
Que mes amis les apiculteurs et autres Gardiens de la Ruche me pardonnent ce proverbe très personnel engendré pour les besoins de l’article. Enoncé tel un truisme il n’est surement que fiction mais il fallait que je tente de me sortir dignement de l’enlisement qui menaçait. Trêve désormais de bavardages sur les théories mouvantes et sablonneuses et revenons-en à nos saviniennes (et non savonneuses).

Nous reprenons donc du poil de l’abeille à la fin du deuxième quart-temps (oui nous n’en sommes qu’ici pour l’instant !) pour creuser un petit écart à la mi-temps : 31-22. A la reprise, la défense est plus dynamique, Jiri fait virevolter l’attaque et le score grimpe en notre faveur (58-40 à la 34ème). Le panier average (- 11 à l’aller) devient notre nouvel objectif. Et parce que nous savons que vous aimez le suspense, nous laissons quelque peu revenir nos adversaires (58-49) avant que notre Annele mette définitivement les choses au point d’un panier venu de nulle part au buzzer : 71-56.

Ce match ouvre un mois palpitant et surtout déterminant pour notre saison : match à la SIG samedi prochain (le match piège par excellence), accueil d’Aulnoye le 19 février (les 1ères), et de Sceaux (6èmes, défaite de 4 points à l’aller) le 5 mars ; sans oublier Dame Coupe : venue de Chenôve (3èmes en N1) le 28 février. Nous pouvons encore monter sur le podium (qui nous permettrait de continuer l’aventure) et il faut bien avouer que nous comptons un peu sur vous pour nous y aider. Merci à tous de nous soutenir régulièrement et à très vite !

Commentaires

1. Le mardi 8 février 2011 à 19:03, par Alex

C'est un délice de lire ton reportage. A distance c'est mon lien avec l'équipe et jr qui m'annonce les scores régulièrement . J invite toute l'équipe au repas après le matchs du 19 voire JR ce sera un plaisir de fêter la victoire sur aulnoy bises à toutes


2. Le mercredi 9 février 2011 à 07:40, par Arnold

Ton proverbe perso me donne aussi envie de prendre un temps de méditation, mais pas de médire :quelle lecture matinale sympathique.

Elle donne le ton de la journée, qui sera tonique et inspirée de ta citation paillard-e, enfin ... si je contrôle mes muscles, ce que je ne fais plus, ni consciemment ni constipé (merci de ne pas décomposer ces mots), depuis longtemps.


3. Le mercredi 9 février 2011 à 14:37, par Jo

Merci Alex de tout ce que tu fais pour nous et merci Arnold de ton commentaire fort sympathique... et l'inverse fonctionne aussi!



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